samedi 30 novembre 2019
#183 - une bribe de re-trouvaille
... et c'est bien sûr le jour où on finit par écrire sur le carnet qui manque à l'appel qu'on le retrouve, sans le chercher.
vendredi 22 novembre 2019
#182 - Une bribe de muscle
Au bord du changement qui s'annonce - nouveau repaire, nouvelle tanière, nouvelle grotte, nouveau jardin, nouveaux arbres devant la fenêtre et un lapin - il faut trier, emballer. Peser le pour et le contre. garder les tickets de ciné, se défaire des vieilles annonces immobilières. Il faut ranger les cartes et les carnets.
Il en manque un, depuis des mois. Je m'étonne que ça ne fasse rien, un carnet de corbeaux perdu. Un carnet du glaçon. Un carnet du miroir.
Ça ne fait rien.
Parce que je crois toujours qu'il va réapparaître au milieu du grand tri. Parce qu'il est impensable d'avoir perdu un muscle sans s'en apercevoir. Non, ce n'est pas possible. Il doit être quelque part.
#181- Une bribe de ce foutu mois de novembre
Au milieu des lettres et cartes qui traînent sur le bureau, il y a ce texte écrit par mon frère, avec nos participations à tous, il y a à peine un an.
J'ai beau croire, quand les gens partent, que je supporte bien les séparations qui font et qui défont la vie et culpabiliser de reprendre si vite le fil des jours, à peine une ou deux mailles sautées, cela revient, jaillit aux yeux, à un moment donné.
Ces derniers mois, je rêve de mes grands-mères, de leurs maisons, de l'ombre de mes grands-pères. Des mes parents, oncles, tantes, cousins, marraine, de notre fratrie.
Parfois, je cauchemarde.
Il faut croire que ça se poursuit, ce parcours pour intégrer que la vie s'arrête. Que ça continue, la douleur de cette déchirure dans l'écheveau des souvenirs.
J'ai beau croire, toujours, que ça passe tout seul, je comprends vite mais il faut digérer longtemps.
samedi 9 novembre 2019
#180 - Une bribe de joie insoupçonnable
Elle demande : "Tu n'as pas froid, avec ce pantalon court ?".
Comment pourrait-elle se douter de la joie étrange qui fait office de couverture dans ce jour d'automne ? Invisible, dans mes mes mollets nus, elle éclate : la joie de porter enfin l'orange et le bleu nuit, ensemble, parfaitement.
#179 - Une bribe de luxe
Partir en train à Vapeur.
S'enrhumer dans la fraîcheur de novembre.
Tout lâcher dans les effluves exotiques.
Danser, danser encore.
Chanter. Sautiller.
DanserDanserDanser.
Et revenir joyeux, lavés de nos fatigues.
C'est tout le (de)luxe qu'il nous faut.
vendredi 25 octobre 2019
#178 - Une bribe de café
On s'installe dans le bureau. E. a cet éclat dans l'oeil quand elle me parle des morceaux qu'elle lance sur son ordi.
C'est vrai. C'est beau.
Je comprends combien cela nourrit. Le rythme pour ne pas s’essouffler. Les perspectives, pour avoir des raisons de mettre un pas devant l'autre.
Dans le café, allongés, des mots, des désirs, des horizons, des choix, des notes, des lignes de basse, un violoncelle du XVIIème. Des futurs proches.
C'est vrai. C'est beau.
Je comprends combien cela nourrit. Le rythme pour ne pas s’essouffler. Les perspectives, pour avoir des raisons de mettre un pas devant l'autre.
Dans le café, allongés, des mots, des désirs, des horizons, des choix, des notes, des lignes de basse, un violoncelle du XVIIème. Des futurs proches.
jeudi 24 octobre 2019
#177 - Une bribe de changement
Grand soleil, ce matin. La lumière a changé dans le salon, rue de l'Ambroisie. Après les heures de travail des parents, le mien un peu, après le bazar, ça a pris forme, couleur, lumière. Reste à ranger, trier. Et siroter les jours d'automne au milieu des paperasses, du boulot qui s'entasse et des paquets à boucler.
Le temps du fort en carton de livres approche, à grands pas. On s'y blottira avec des madeleines, cette fois. En attendant, je bois le matin à grandes lampées.
Le temps du fort en carton de livres approche, à grands pas. On s'y blottira avec des madeleines, cette fois. En attendant, je bois le matin à grandes lampées.
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